La Corée du Sud,
pays du matin calme


Profil du pays

La Corée du Sud se trouve à l’extrémité d’une péninsule située à l’est du continent asiatique. Elle est bordée par la mer jaune à l’ouest et la mer du Japon à l’est. Un paysage montagneux et accidenté compose la quasi-totalité (88 %) de ce territoire de 1 020 km. C’est davantage dans l’ouest et le sud de la péninsule que se concentrent les zones où l’agriculture est possible, le long des plaines côtières habitées. Le climat de la Corée du Sud est tempéré, avec des précipitations plus importantes en été pendant une courte saison des pluies (la mousson) appelée jangma, et des hivers parfois rudes en montagne.
Avec 48 millions d’habitants, la Corée du Sud est le troisième pays affichant la plus forte densité d’humains/km2 (après le Bangladesh et Taiwan).
Presque la moitié de la population coréenne – plus de 21 millions – vivent dans la région métropolitaine de la capitale, Séoul. Véritablement mégapole (quatrième ville la plus populeuse du monde après Tokyo, Mexico City et Sao Paulo), Séoul abrite en son centre 10,3 millions de citadins.
La population coréenne est l’une des plus homogènes au monde, ethniquement et linguistiquement, avec comme seule minorité présente sur son territoire une petite communauté chinoise. Les Coréens sont en fait les descendants de peuples nomades d’Asie centrale qui se sont installés dans la péninsule il y a fort longtemps (des découvertes archéologiques tendent à confirmer que les premières installations y remontent à quelque 600 000 ans).
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La Corée moderne

L’instabilité politique, sociale et économique liée à la division des deux Corées à la fin de la Deuxième guerre mondiale (1945), à l’invasion de la Corée du Sud par les troupes communistes venues du Nord (1950) puis à la guerre subséquente (de 1950 à 1953) a conduit bon nombre de Sud-Coréens à émigrer à l’étranger, notamment aux Etats-Unis ou au Canada.
Toujours partagée en deux, de part et d’autre d’une large bande de territoire protégée par de puissantes armées fratricides, la population coréenne subit depuis 50 ans les effets de la séparation : quelque deux millions de familles sont encore divisées par la frontière établie en 1953 le long du 38e parallèle.
Malgré ce contexte difficile (ou peut-être grâce à lui), la Corée du Sud est devenue, en un demi-siècle, un pays émergent, industrialisé, démocratique ; un des tigres de l’économie asiatique et un joueur important dans la mondialisation. Une nation qui affiche sa modernité, mais qui conserve toutefois ses racines et sa forte identité.
Durant les dernières décennies, la Corée du Sud a connu une phase de croissance inégalée. Alors que dans les années 1970, le produit intérieur brut (PIB) par habitant était comparable à celui des pays les moins développés, son PIB par habitant est aujourd’hui plus de 20 fois supérieur à celui de la Corée du Nord, et se compare à celui de pays comme l’Espagne, le Mexique ou le Canada. Ce succès, obtenu particulièrement dans les années 1980, s’explique d’une part par l’établissement de liens étroits, stratégiques, entre le gouvernement et le monde des affaires et, d’autre part, par l’incroyable détermination des Coréens. Acharnés mais flexibles, fonceurs mais circonspects en affaires, les Coréens sont fiers, avec raison, de l’image dynamique qu’ils projettent. Dans toute l’Asie, et particulièrement au Japon, la Corée est in auprès des jeunes.
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Adopter en Corée du Sud - Ralentissement

L’adoption internationale de la Corée du Sud vers la Suède, les États-Unis et le Canada est gérée par l’agence Social Welfare Society, une institution fondée en 1954 par le gouvernement et dont l’objectif initial était de venir en aide aux orphelins de la guerre. Cet organisme – désormais non gouvernemental et à but non lucratif – s’occupe maintenant non seulement des adoptions domestique et internationale, mais voit aussi à la réhabilitation d’enfants handicapés dans le besoin de même qu’au bien-être des mères monoparentales coréennes. La Social Welfare Society dispose de 6 bureaux régionaux et de 17 établissements (orphelinats, pouponnières, centres de soins, etc.) répartis sur l’ensemble du territoire.
Les parents qui adoptent en Corée ont le choix d’aller sur place chercher l’enfant (aucun durée minimale de séjour n’est exigée) ou de l’accueillir à l’aéroport par le biais du service d’escorte organisé par la Social Welfare Society.
Les enfants proposés aux futurs parents adoptants sont des garçons ou des filles (les couples sans enfant ne peuvent toutefois pas choisir un sexe en particulier), et sont habituellement très jeunes (il n’est pas rare que ceux-ci puissent aller chercher ou accueillir à l’aéroport des bébés de 4 ou 5 mois).
Dans l’attente d’un foyer permanent, les bébés sont hébergés dans des familles d’accueil. Intégrés à part entière à la vie quotidienne, ils se développent ainsi au rythme de la dynamique familiale. Les soins médicaux offerts aux nourrissons sont excellents; les suivis, minutieux. Le dossier médical acheminé aux parents adoptants est étoffé.
C’est principalement le contexte social qui pousse les mères à laisser leur enfant en adoption. Du fait de l’occidentalisation de plusieurs aspects de la vie coréenne, certaines jeunes mamans décident maintenant d’assumer leur statut de mère monoparentale, mais elles sont encore fort rares au sein de la société. Le fait d’avoir un enfant issu d’une relation hors mariage est encore très mal vu en Corée, et cette situation est très difficile à assumer. Les pressions sociale et économique, de même que l’absence de support de la famille immédiate sont autant de raisons qui incitent une bonne proportion des jeunes mamans à recourir à l’adoption pour assurer un meilleur avenir pour leur enfant.

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