La Thaïlande


Profil du pays

La Thaïlande est géographiquement située entre le Myanmar (anciennement la Birmanie) et le Laos au Sud, le Cambodge à l’est et la Malaisie au sud. Le nord de la Thaïlande est relativement montagneux. Le nord-est consiste en le Plateau Khorat longé à l’est par la rivière Mékong. Le centre du pays est dominé par la vallée de la rivière Chao Phraya qui se jette dans le golfe de la Thaïlande. Le sud est un isthme étroit nommé Kra qui s’élargit vers la péninsule de la Malaisie. De nombreuses îles bordent l’isthme. La Thaïlande est divisée en 75 provinces.
Le climat est tropical. Il y a une mousson pluvieuse et chaude qui arrive à la mi-mai et dure jusqu’à la mi-septembre dans le sud-est du pays et une mousson plus fraîche et sèche dans le nord-est qui s’étire du mois de novembre à la mi-mars. L’isthme du sud est toujours chaud et humide.
La capitale est Bangkok. Parmi les villes principales de la Thaïlande, mis à part Bangkok, mentionnons Udon Thani, Chiang Mai et Hat Yai (Songkhla). La population a été estimée (en 2005) à plus de 65 millions d’habitants. La religion pratiquée par la majorité est le bouddhisme (94,6%) et au deuxième rang la religion musulmane (4,6%). La langue parlée est le thaï. L’anglais est relativement bien compris même si les échanges sont parfois laborieux.
Le type de gouvernement est une monarchie constitutionnelle. Le roi Bhumibol Adulyadej a peu de pouvoir direct en vertu de la constitution, mais c’est le protecteur désigné du bouddhisme thaï et un symbole d’unité nationale et d’identité. Le roi est un personnage très aimé de la population et est considéré comme une autorité morale. Le chef du gouvernement est le Premier Ministre Thaksin Shinawatra, désigné par le roi parmi les membres de la Chambre basse du Parlement.
La Thaïlande a connu une croissance économique importante de 1985 à 1995, mais les pressions exercées sur le baht, la monnaie locale, en ont forcé une dévaluation vertigineuse. Depuis 1999, la Thaïlande, après des mesures importantes de redressement économique, s’est remise à croître économiquement. Les industries principales sont les appareils ménagers électriques, les pièces d’ordinateur et d’automobile. Malgré la croyance populaire, le tourisme ne compte que pour environ 5% du produit national brut.
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L’adoption en Thaïlande

L’adoption en Thaïlande est gérée par l’état par le biais du département de Développement social et Bien-être (DSDW). Les autorités thaïlandaises ont pour mission de trouver les meilleurs parents possibles pour un enfant en particulier par le long et laborieux processus du jumelage. C’est ce processus qui fait en sorte que les dossiers ne sont pas traités en ordre d’arrivée. Bien que cela semble injuste ou pour le moins frustrant, les parents qui ont adopté en Thaïlande sont souvent les premiers à dire que : « C’est comme si l’enfant avait toujours fait partie de la famille ». Les enfants sont bien traités en orphelinat et ne présentent que rarement des problèmes persistants d’attachement ou d’adaptation.
Il y a au moins sept orphelinats dont nous ayons connaissance. En voici la liste et leur situation géographique :
Pakkred à Nonthaburi – banlieue nord de Bangkok ;
Phayathai à Nonthaburi aussi (auparavant situé au cœur même de Bangkok et déménagé en janvier 2005) ;
Rangsit dans la ville de Bangkok ;
Vieng Ping dans la ville de Chiang Mai ;
Udon Thani au nord-est de la Thaïlande ;
Khon Kaen (Kanthong Babies Home) aussi au nord-est de la Thaïlande ;
Nakhon Si Thammarat au sud ;
Song Khla aussi au sud.

La plupart des enfants sont en orphelinat. Bien qu’au cours des deux dernières années nous ayons vu plus de propositions où l’enfant était placé en foyer d’accueil, il s’agit encore là d’une minorité. Selon les parents qui sont allés en Thaïlande chercher leur enfant, les orphelinats, bien que modestes, sont propres et bien organisés. L’accueil se passe en général très bien même si dans les régions plus éloignées, les difficultés liées à la langue sont plus importantes.
Les enfants proposés sont typiquement âgés de 18 à 30 mois. Les délais d’attente sont relativement longs (présentement 34 mois) et plus particulièrement pour les demandes de filles et d’enfants en bas âge. Les critères spécifiques à l’adoption en Thaïlande sont clairement identifiés sur ce site.
La Thaïlande ne favorise pas le contact entre les parents biologiques et les enfants adoptés. Sans doute, c’est une mesure qui est prise pour favoriser le consentement à l’adoption puisque sans ce dernier, les services sociaux sont dans l’obligation de procéder à une enquête pour retrouver la mère ou un autre membre de la famille afin de placer l’enfant parmi les siens ou du moins d’obtenir ledit consentement. Ceci dit, la Thaïlande reconnaît qu’il est important qu’un enfant thaïlandais soit «exposé» à sa culture originale. C’est pourquoi, ils ont créé un programme appelé le «Nativeland Program» destiné à donner aux enfants thaïlandais adoptés internationalement un aperçu de leur culture. En juillet 2006, nous aurons l’occasion de visiter la Thaïlande pendant le «Nativeland» avec plusieurs parents qui se joindront à nous pour découvrir la ThaÏlande avec leur enfant.
Les parents qui acceptent une proposition de la Thaïlande devront tous deux se rendre sur place pour aller chercher l’enfant et rencontrer les membres du comité d’adoption. On nous a informés qu’il était possible d’organiser une escorte pour une deuxième adoption en Thaïlande, mais nous n’avons pu le vérifier à ce jour. Nous recommandons pour plus de prudence de prévoir un voyage en Thaïlande. Une fois sur place, il faut prévoir environ 15 jours selon l’endroit où se trouve l’enfant.
La Thaïlande est un pays enchanteur, et son peuple d’une gentillesse extrême. S’il est un peu déconcertant de se retrouver à Bangkok, (pendant l’attente du comité) le détour en vaut la peine comme on dit. Les endroits à visiter sont nombreux et faciles à manœuvrer. Le Palais Royal est une splendeur et une randonnée à bord d’un long tail sur la rivière Chao Phraya risque de vous laisser des souvenirs impérissables. La gastronomie, pour un peu qu’on ait le palais aventurier, est sublime. Le service est amical et relativement efficace. Il est toujours possible, une fois qu’on en a terminé avec le comité, de visiter d’autres régions de la Thaïlande pendant qu’on attend le visa pour l’enfant. Les îles du sud sont très appréciées des touristes et l’infrastructure touristique est bien développée dans la plupart des endroits à visiter.
L’adoption finale se fait ici. À l’arrivée au Québec, les parents doivent présenter une requête en accord avec le Centre jeunesse de leur région, afin d’obtenir une ordonnance de placement. Il faut, au cours des six mois qui suivent l’arrivée au pays, produire trois rapports progrès qui seront rédigés par un(e) travailleur(se) social(e) ou psychologue référé par le Centre Jeunesse. Il faut aussi attendre l’approbation de la Thaïlande avant de procéder à la demande de jugement d’adoption en cour. Une fois le jugement obtenu, il est possible de demander la citoyenneté canadienne. Tout ce processus prend environ un an (bien qu’il ne soit pas rare que cela prenne un peu plus de temps). Il est donc essentiel de produire les rapports progrès dans les délais prescrits.
Une fois l’autorisation reçue et l’adoption enregistrée au Consulat du Royaume de la Thaïlande à Ottawa et votre jugement d’adoption en mains, vos obligations face à la Thaïlande et Centre Jeunesse du Québec sont terminées.
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